Fysiki des programmes d’entraînement qui déchirent !

Certains se demandent pourquoi je ne publie plus mes entraînements par ici, la raison est simple ! Depuis 2 ans maintenant je travaille sur un projet passionnant qui a justement pour vocation de consigner les entraînement tout en proposant de superbes programmes d’entraînement (musculation, course à pied ou encore crossfit).

Sur Fysiki le credo est simple : proposer tous les outils et programmes permettant d’être bien dans son corps, gardez la forme, les formes et un bon degré de motivation à l’entraînement !

Ce site internet totalement innovant, conçu pour être 100 % personnalisable, structure le programme d’entraînement de chacun en fonction de ses propres objectifs : se muscler, perdre du poids, courir plus vite, rester motivé, etc.

Nous venons de lancer la version finale du site ! Après plus de 2 ans de boulot intensif à tester et faire tester de nombreux programmes et méthodes d’entraînement, le site voit enfin le jour !

Le site comptabilise aujourd’hui plus de 7000 membres Beta-testeurs actifs sur le site. Plus de 1000 programmes ont été suivi avec des progrès époustouflants, plus de 40% d’augmentation des qualités physique en moyenne, le tout en réduisant le temps d’entraînement à son minimum.

Que dire de plus que : Rejoignez-moi sur Fysiki pour découvrir de nouvelles façons de s’entraîner !

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La préparation physique, c’est sur Fysiki

logo_tempAvec le service web Fysiki, l’expert de votre préparation physique personnalisée, vous pourrez avoir une application puissante pour gérer votre entraînement tout en échangeant comme sur un réseau social.

Fysiki propose un ensemble de service pour voir évoluer votre performance, mets à votre disposition des entrainements personnalisés en fonction de vos objectifs, votre morphologie et vos résultats.
Aussi, le service web Fysiki, permet de tracer votre consommation alimentaire, poser des questions à des spécialistes, lire des programmes d’entrainement dans votre discipline et bien d’autres choses !

Pour en savoir plus, connectez-vous au site : www.fysiki.com

… ou lisez le blog Fysiki.

Si je vous en parle c’est que je participe au développement de ce fantastique projet en tant que responsable marketing tout en y apportant mes connaissances dans le sport.

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La philosophie dans le boudoir

Encore un livre que je me suis mis de coté voilà de cela quelques années et je n’ai attaqué que très récemment. Si je connaissais, de réputation, les histoires du marquis de Sade, je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi “hard” et immoral !

Très intéressant à lire, mis à part les passages porno qui sont un peu répétitifs. J’aime beaucoup me confronter, lors de ma lecture, à des courants de pensées auxquels je n’adhère absolument pas mais qui me permette toutefois d’avoir une meilleure vision de la nature de l’homme. La philosophie dans le boudoir est de ces livres dont je déteste le contenu mais adore son effet sur moi.

L’ouvrage se présente comme une série de dialogues retraçant l’éducation érotique et sexuelle d’une jeune fille de 15 ans. Une libertine, Mme de Saint-Ange, veut initier Eugénie « dans les plus secrets mystères de Vénus ». Elle est aidée en cela par son frère (le chevalier de Mirvel), un ami de son frère (Dolmancé) et par son jardinier (Augustin).

Le livre n’est pas qu’une longue description de gestes et d’actions. Il est construit (surtout le troisième dialogue) sur l’alternance entre dissertation philosophique et application concrète des préceptes évoqués. La théorie alterne avec la pratique.

Français, encore un effort si vous voulez être républicains

L’appel public qui s’insère avant le sixième dialogue présente les mêmes idées qui figurent dans les onze « opuscules politiques » de Sade publiés entre 1790 et 1799.

La réflexion de Sade s’inscrit parfaitement dans celle de son époque. Elle prolonge en effet les débats philosophiques sur le concept de Nature et sur le rôle de la société par rapport à cette Nature ainsi que sur l’influence de cette dernière sur les comportements humains.

La Nature étant le seul moteur du monde, tout ce qui suit ses principes en vient à être légitimé par elle. Le sexe, l’égoïsme, la violence sont autant de manifestations que l’on trouve dans la nature et de manifestations de la Nature en l’homme, et partant, elles peuvent être légitimées comme étant “naturelles”, au-delà du Bien et du Mal.

Ce chapitre et l’interprétation du marquis de Sade de la Nature m’a particulièrement plu, même sans être d’accord avec lui ;)

Une petit extrait

Le Chevalier : Dolmancé, changeons de main, passe lestement du cul de ma sœur dans celui d’Eugénie, pour lui faire connaître les plaisirs de l’entre-deux, et moi j’enculerai ma sœur, qui, pendant ce temps, rendra sur tes fesses les coups de verges dont tu viens d’ensanglanter celles d’Eugénie.

Dolmancé, exécutant : J’accepte… Tiens, mon ami, se peut-il faire un changement plus leste que celui-là ?

Eugénie : Quoi ! Tous les deux sur moi, juste ciel !… Je ne sais plus auquel entendre ; j’avais bien assez de ce butor !… Ah ! que de foutre va me coûter cette double jouissance !… Il coule déjà. Sans cette sensuelle éjaculation, je serais, je crois, déjà morte… Eh quoi ! ma bonne, tu m’imites ?… Oh ! comme elle jure, la coquine !… Dolmancé, décharge… décharge, mon amour… ce gros paysan m’inonde : il me l’élance au fond de mes entrailles… Ah ! mes fouteurs, quoi ! tous deux à la fois, sacredieu !… Mes amis, recevez mon foutre : il se joint au vôtre… je suis anéantie… (Les attitudes se rompent.) Eh bien ! ma bonne, es-tu contente de ton écolière ?… Suis-je assez putain, maintenant ?… Mais vous m’avez mise dans un état… dans une agitation… Oh ! oui, je jure que, dans l’ivresse où me voilà, j’irais, s’il le fallait, me faire foutre au milieu des rues !…

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A Thousand Splendid Suns


As I’ve read it in english, my post has to be in english as well ;)

A Thousand Splendid Suns is a 2007 novel by Afghan author Khaled Hosseini, his second, following his bestselling 2003 debut, The Kite Runner (“Les cervolants de Kabul” in french). It focuses on the tumultuous lives of two Afghan women and how their lives cross each other, spanning from the 1960s to 2003.

If you plan to buy the book, either in French or English, don’t even think about reading the back cover: it tells you everything (spoilers) about the story.

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Mort aux cons

Ouai ! Il faut les exterminer un par un ! Ils pourrissent nos vies, ils sont partout, on est connait tous ! Selon le cas on les supporte plus ou moins bien.

Tiens, l’autre jour encore, sortant tranquillement de mon Tram un con confonds mon ventre et l’oblitereuse ! Plutôt que de s’excuser, le bougre, un infâme centenaire, s’y est prit à 2 fois avant de partir en maugréant ! Non par passion pour la violence mais plutôt en tant que bienfaiteur de l’humanité j’ai eu envie de suivre ce con (classé parmi les vieux cons) et lui régler son compte. Evidemment je n’en ai rien fait !

Toutefois, c’est le genre de pensée qui vous traverse l’esprit après avoir lu “Mort aux cons” de Carl Aderhold.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici la quatrième de couverture :

Contrairement à l’idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n’ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu’ils sachent que je les surveille et que le temps de l’impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu’ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat. » Qui n’a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse? Ou d’envoyer dans le décor l’automobiliste qui vous serre de trop près? Le héros de cette histoire, lui, a décidé un jour de passer à l’action.

Bon, le livre dans son ensemble est bien de par son sujet plutôt original et déjanté. Par contre, les frasques du héro, sans doute le roi des cons, deviennent un peu fatigantes à la longue. Toutefois le livre vaut le détour !

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Le meilleur de la boxe 2009

Il n’y a absolument rien à rajouter à ce pur moment de bonheur, les pugilistes et autres amateurs apprécieront les meilleurs moment de l’année 2009 :

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Cloning cloning

Faut-il être narcissique pour faire ce genre de photo ? Je dirai que non, pas forcément, il n’est pas aisé de photographier des personnages lorsque l’on se retrouve tout seul. Ainsi est née l’idée de cloning.

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Deuxième essai de cloning

Même principe mais avec d’autres poses et d’autres règlages.

Cloning legizz

Merci à mon mentor en matière de photo pour les conseils, notamment à matière de post shooting.

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Péplum

Une jeune romancière, nommée A.N., est emmenée à l’hôpital pour une opération bénigne. À son réveil, elle se retrouve dans une pièce inconnue et bien différente de sa chambre d’hôpital[1]. Elle rencontre alors Celsius, un scientifique énigmatique qui lui explique qu’entre son opération et son réveil, 585 années se sont déroulées ; nous sommes donc en 2580. Un dialogue s’instaure entre la jeune romancière et ce scientifique de l’avenir, durant lequel de nombreux points sont soulevés : la coïncidence que ce soit Pompéi, une ville fastueuse et culturellement riche, qui fut ensevelie par l’éruption du Vésuve au faîte de sa beauté, et qui soit parvenue « intacte » aux archéologues, les pénuries de ressources énergétiques, les régimes politiques, les auteurs classiques mais aussi la philosophie ou la grande guerre du « XXIIe siècle ».

Sympa, mais pas exceptionnel.

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Eloge de la boxe

Il convient, parmi nos soucis intellectuels, de s’occuper parfois des aptitudes de notre corps et spécialement des exercices qui augmentent le plus sa force, son agilité et ses qualités de bel animal sain, redoutable et prêt à. faire face à toutes les exigences de la vie. Je me souviens, à ce propos, qu’en parlant naguère de l’épée, entraîné par mon sujet, je fus assez injuste envers la seule arme spécifique que la nature nous ait donnée: le poing. Je tiens à réparer cette injustice. L’épée et le poing se complètent et peuvent faire, s’il est gracieux de s’exprimer ainsi, fort bon ménage ensemble. Mais l’épée n’est ou ne devrait être qu’une arme exceptionnelle, une sorte d’ultima et sacra ratio. Il n’y faudrait avoir recours qu’avec de solennelles précautions et un cérémonial équivalent à celui dont on entoure les procès qui peuvent aboutir à une condamnation à mort. Au contraire, le poing est l’arme de tous les jours, l’arme humaine par excellence, la seule qui soit organiquement adaptée à la sensibilité, à la résistance, à la structure offensive et défensive de notre corps.

imageEn effet, à nous bien examiner, nous devons nous ranger, sans vanité, parmi les êtres les moins protégés, les plus nus, les plus fragiles, les plus friables et les plus flasques de la création. Comparons-nous, par exemple, avec les insectes, si formidablement outillés pour l’attaque et si fantastiquement cuirassés! Voyez, entre autres, la fourmi sur laquelle vous pouvez accumuler dix ou vingt mille fois le poids de son corps sans qu’elle en paraisse incommodée. Voyez le hanneton, le moins robuste des coléoptères, et pesez ce qu’il peut porter avant que craquent les anneaux de son ventre, avant que fléchisse le bouclier de ses élytres. Quant à la résistance de l’escargot, elle n’a pour ainsi dire pas de limites. Nous sommes donc, par rapport à eux, nous et la plupart des mammifères, des êtres non solidifiés, encore gélatineux et tout proches du protoplasme primitif. Seul, notre squelette, qui est comme l’ébauche de notre forme définitive, offre quelque consistance. Mais qu’il est misérable, ce squelette que l’on dirait construit par un enfant! Considérez notre épine dorsale, base de tout le système, dont les vertèbres mal emboîtées ne tiennent que par miracle; et notre cage thoracique qui n’offre qu’une série de porte-à-faux qu’on ose à peine toucher du bout des doigts. Or, c’est contre cette molle et incohérente machine qui semble un essai manqué de la nature, c’est contre ce pauvre organisme d’où la vie tend à s’échapper de toutes parts, que nous avons imaginé des armes capables de nous anéantir même si nous possédions la fabuleuse cuirasse, la prodigieuse force et l’incroyable vitalité des insectes les plus indestructibles. Il y a là, il faut en convenir, une bien curieuse et bien déconcertante aberration, une folie initiale, propre à l’espèce humaine qui, loin de s’amender, va croissant chaque jour. Pour rentrer dans la logique naturelle que suivent tous les autres êtres vivants, s’il nous est permis d’user d’armes extraordinaires contre nos ennemis d’un ordre différent, nous devrions, entre nous, hommes, ne nous servir que des moyens d’attaque et de défense fournis par notre propre corps. Dans une humanité qui se conformerait strictement au vœu évident de la nature, le poing, qui est à l’homme ce que la corne est au taureau et au lion la griffe ou la dent, suffirait à tous nos besoins de protection, de justice et de vengeance. Sous peine de crime irrémissible contre les lois essentielles de l’espèce, une race plus sage interdirait tout autre mode de combat. Au bout de quelques générations on parviendrait à répandre ainsi et à mettre en vigueur une sorte de respect panique de vie humaine. Et quelle sélection prompte et dans le sens exact des volontés de la nature amènerait la pratique intensive du pugilat, où se concentreraient toutes les espérances de la gloire militaire! Or la sélection est, après tout, la seule chose réellement importante dont nous ayons à nous préoccuper; c’est le premier, le plus vaste et le plus éternel de nos devoirs envers l’espèce.

imageEn attendant, l’étude de la boxe nous donne d’excellentes leçons d’humilité et jette sur la déchéance de quelques-uns de nos instincts les plus précieux une lumière assez inquiétante. Nous nous apercevons bientôt qu’en tout ce qui concerne l’usage de nos membres, l’agilité, l’adresse, la force musculaire, la résistance à la douleur, nous sommes tombés au dernier rang des mammifères ou des batraciens. A ce point de vue, dans une hiérarchie bien comprise, nous aurions droit à une modeste place entre la grenouille et le mouton. Le coup de pied du cheval de même que le coup de corne du taureau ou le coup de dent du chien sont mécaniquement et anatomiquement imperfectibles. Il serait impossible d’améliorer, par les plus savantes leçons, l’usage instinctif de leurs armes naturelles. Mais nous, les « hominiens », les plus orgueilleux des primates, nous ne savons pas donner un coup de poing! Nous ne savons même pas quelle est au juste l’arme de notre espèce! Avant qu’un maître ne nous l’ait laborieusement et méthodiquement enseignée, nous ignorons totalement la manière de mettre en œuvre et de concentrer dans notre bras la force relativement énorme qui réside dans notre épaule et dans notre bassin. Regardez deux charretiers, deux paysans qui en viennent aux mains: rien n’est plus pitoyable. Après une copieuse et dilatoire bordée d’injures et de menaces, ils se saisissent à la gorge et aux cheveux, jouent des pieds, du genou, au hasard, se mordent, s’égratignent, s’empêtrent dans leur rage immobile, n’osent pas lâcher prise, et si l’un d’eux parvient à dégager un bras, il en porte, à l’aveuglette et le plus souvent dans le vide, de petits coups précipités, étriqués, bredouillés; et le combat ne finirait jamais si le couteau félon, évoqué parla honte du spectacle incongru, ne surgissait soudain, presque spontanément, de l’une ou l’autre poche. Contemplez d’autre part deux boxeurs: pas de mots inutiles, pas de tâtonnements, pas de colère; le calme de deux certitudes qui savent ce qu’il faut faire. L’attitude athlétique de la garde, l’une des plus belles du corps viril, met logiquement en valeur tous les muscles de l’organisme. Aucune parcelle de force qui de la tête aux pieds puisse encore s’égarer. Chacune d’elles a son pôle dans l’un ou l’autre des deux poings massifs surchargés d’énergie. Et quelle noble simplicité dans l’attaque! Trois coups, sans plus, fruits d’une expérience séculaire, épuisent mathématiquement les mille possibilités inutiles où s’aventurent les profanes. Trois coups synthétiques, irrésistibles, imperfectibles. Dès que l’un d’eux atteint franchement l’adversaire, la lutte est terminée à la satisfaction complète du vainqueur qui triomphe si incontestablement qu’il n’a nul désir d’abuser de sa victoire, et sans dangereux dommage pour le vaincu simplement réduit à l’impuissance et à l’inconscience durant le temps nécessaire pour que toute rancune s’évapore. Bientôt après, ce vaincu se relèvera, sans avarie durable, parce que la résistance de ses os et de ses organes est strictement et naturellement proportionnée à la puissance de l’arme humaine qui l’a frappé et terrassé.

Il peut sembler paradoxal, mais il est facile de constater que l’art de la boxe, là où il est généralement pratiqué et cultivé, devient un gage de paix et de mansuétude. Notre nervosité agressive, notre susceptibilité aux aguets, la sorte de perpétuel qui-vive où s’agite notre vanité soupçonneuse, tout cela vient, au fond, du sentiment de notre impuissance et de notre infériorité physique qui peine de son mieux à en imposer, par un masque fier et irritable, aux hommes souvent grossiers, injustes et malveillants qui nous entourent. Plus nous nous sentons désarmé en face de l’offense, plus nous tourmente le désir de témoigner aux autres et de nous persuader à nous-mêmes que nul ne nous offense impunément. Le courage est d’autant plus chatouilleux, d’autant plus intraitable que l’instinct effrayé, tapi au fond du corps qui recevra les coups, se demande avec plus d’anxiété comment finira l’algarade. Que fera-t-il, ce pauvre instinct prudent, si la crise tourne mal? C’est sur lui que l’on compte, à l’heure du péril. A lui sont dévolus le souci de l’attaque, le soin de la défense. Mais on l’a si souvent, dans la vie quotidienne, éloigné des affaires et du conseil suprême, qu’à l’appel de son nom il sort de sa retraite comme un captif vieilli qu’éblouirait soudain la lumière du jour. Quel parti prendra-t-il? Où faudra-t-il frapper, aux yeux, au ventre, au nez, aux tempes, à la gorge? Et quelle arme choisir, le pied, la dent, la main, le coude ou les ongles? Il ne sait plus; il erre dans sa pauvre demeure qu’on va détériorer, et durant qu’il s’affole et les tire par la manche, le courage, l’orgueil, la vanité, la fierté, l’amour-propre, tous les grands seigneurs magnifiques, mais irresponsables, enveniment la querelle récalcitrante, qui aboutit enfin, après d’innombrables et grotesques détours, à l’inhabile échange de horions criards, aveugles, hybrides et pleurards, piteux et puérils et indéfiniment impuissants. Au contraire, celui qui connaît la source de justice qu’il détient en ses deux mains fermées n’a rien à se persuader. Une fois pour toutes il sait. La longanimité, comme une fleur paisible, émane de sa victoire idéale mais certaine. La plus grossière insulte ne peut plus altérer son sourire indulgent. Il attend, pacifique, les premières violences, et peut dire avec calme à tout ce qui l’offense : «Vous irez jusque-là». Un seul geste magique, au moment nécessaire, arrête l’insolence. A quoi bon faire ce geste? On n’y songe même plus tant l’efficace est sûre. Et c’est avec la honte de frapper un enfant sans défense, qu’à la dernière extrémité on se résout enfin à lever contre la plus puissante brute, une main souveraine qui regrette d’avance sa victoire trop facile.

source : « Éloge de la boxe », dans L’Intelligence des fleurs, Fasquelle éditeur, 1907. Texte reproduit de : Maurice Maeterlinck, Morceaux choisis. Introduction par Mme Georgette Leblanc, Paris, Nelson, Éditeurs, 1939, p. 192-199.

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Le sabotage amoureux

Le sabotage amoureux est une oeuvre d’Amélie Nothomb que j’ai terminé il y a peu de temps. C’est dans ce genre de roman que j’apprécie et admire le style de l’auteur de “Le voyage d’hiver”. Le livre est rythmé de belles métaphores, d’amours impossibles et choses improbables (vomito et scato).

En effet, ce dernier nous replonge dans la tête d’Amélie enfant et, comme dans “La métaphysique des tubes”, les pensées (et actes) de cette enfant dissidentes sont plus que loufoques.

4ème de couverture

Saviez-vous qu’un pays communiste, c’est un pays où il y a des ventilateurs ? Que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin ? Qu’un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n’est qu’un épilogue ? Vous l’apprendrez et bien d’autres choses encore dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d’amour authentique, absolu, celui qui peut naître dans un coeur de sept ans. Un sabotage amoureux : sabotage, comme sous les sabots d’un cheval qui est un vélo… Avec ce roman, son deuxième livre, Amélie Nothomb s’est imposée comme un des noms les plus prometteurs de la jeune génération littéraire.

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