Mercure

image Mercure est sans doute la plus belle histoire d’amour que j’ai pu lire : tordu et pervers à souhait :)

Sur une île au large de Cherbourg, un vieil homme et une jeune fille vivent isolés, entourés de serviteurs et de gardes du corps, à l’abri de tout reflet ; en aucun cas Hazel ne doit voir son propre visage. Engagée pour soigner la jeune fille, Françoise, une infirmière, va découvrir les étranges mystères qui unissent ces deux personnages. Elle saura pourquoi Hazel se résigne, nuit après nuit, aux caresses du vieillard. Elle comprendra au prix de quelle implacable machination ce dernier assouvit un amour fou, paroxystique… Au coeur de ce huis clos inquiétant, la romancière de l’hygiène de l’assassin et du fait du prince retrouve ses thèmes de prédilection : l’amour absolu et ses illusions, la passion indissociable de la perversité.

Quelques extraits

«L’amour n’est pas la spécialité des humains.»

«Pourquoi est-il impossible de faire du bien à quelqu’un sans lui faire de mal ? Pourquoi est-il impossible d’aimer quelqu’un sans le détruire ?»

«L’amour : c’est une maladie qui rend mauvais. Dès que l’on aime vraiment quelqu’un, on ne peut s’empêcher de lui nuire, même et surtout si l’on veut le rendre heureux.»

«Peut-il arriver mieux à une belle jeune fille que de tomber sur un monstre ?»


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