La lenteur
Vera et Milan Kundera assistent à un colloque d’entomologiste se situant dans un château. Les petits drames du colloque donneront à Milan Kundera l’inspiration à diverses réflexions sur le monde moderne, qu’il mettra en liaison avec le récit d’un écrivain libertin du XVIIIe siècle, Vivan Denon, qui faisait dérouler l’action de son récit dans ce même château. Les divers récits s’entremêleront pour faire surgir la réflexion et les délires de l’auteur.
Ce roman au départ paraît décousu, on ne comprends pas ce qu’il s’y passe mais au fur et mesure l’histoire se tisse pour arriver à un grand, très grand n’importe quoi dans le dernier quart ! Pour vous faire une tout petite idée, jetez dont un œil aux extraits ci-dessous
Pour le plaisir, quelques extraits
Cet extrait m’a particulièrement surpris, ce n’est pas vraiment dans les habitudes de l’auteur !
Vincent regarde Julie et, soudain, il est ensorcelé : la lumière blanche a conféré a la jeune fille la beauté d’une fée, une beauté qui le surprend, beauté nouvelle qu’il n’a pas vue d’abord sur elle, beauté fine, fragile, chaste, inaccessible. Et tout d’un coup, il ne sait même pas comment cela est arrivé, il imagine son trou du cul. […]
Rien n’est plus humiliant que de ne pas trouver de réponse cinglante à une attaque cinglante.


