A deux pas du dancefloor, quarante secondes après avoir franchit la porte, un jeune homme s’approche de moi, me dit quelque chose à l’oreille, je ne suis pas sure de bien comprendre, il m’attire avec lui dans un coin éloigné, docile je le suis. Il sort un objet de sa poche, va-t-il m’agresser ? Non, toutefois je ne suis pas certain de percevoir le contenu du sachet qu’il tient à présent dans ses mains, mais on dirait… oui, c’est bien ça, de la cocaïne ! Je sors la plus grosse coupure de ma poche, la roule délicatement entre mes doigts, je colle une extrémité du billet sous mon nez et l’autre sur le “rail” que mon désormais ami Georj a préparé pour moi. J’aspire la poussière blanche de toutes mes forces, je sens alors passer la poudre dans mon nez, mon cerveau, je me sens bien, très bien, je déborde même d’une énergie jamais connue jusqu’alors. Je pressens déjà une soirée magnifique, pleine couleurs, strass et paillettes ! Soudainement un accès de conscience ! J’arrête mon bobard et continue avec la vérité. Lorsque j’ai compris pourquoi l’ami Georj m’emmenai là, je lui ai dis : “Thanks but no thanks !”. Toutefois, nous avons eu l’immense honneur de boire quelques verres avec Mr Georj qui est l’un des meilleurs scénariste de Prague ! (enfin, c’est ce qu’il nous disait le pif encore tout blanc de coke).
Mais où avais-je la tête, commençons par le début. On est jeudi matin, il est 6h30, j’ai mal dormi. Les raisons sont multiples, sans doute la quantité de travail, le stress qui l’accompagne ou alors l’appréhension de partir découvrir une nouvelle ville : Prague. Je ne me pose pas trop de questions, étant un professionnel consciencieux j’opte pour le stress lié au boulot, décidemment ce week-end va vraiment me faire du bien.
Avant tout, il va me falloir traverser quelques pays pour arriver à destination. On commence par un Mulhouse – Bruxelles (via Luxembourg) pour rejoindre mon copain Vincent avec qui je vais aller à Prague en voiture. Environs 9h plus tard, après avoir traversé la Belgique, la Hollande et l’Allemagne nous voilà arrivé en République Tchèque chez notre ami Jeremske! Il est minuit…. mais le voyage ne nous a pas particulièrement éprouvé !
Première soirée, premiers déboires
Après une journée passée dans les transports (de 7h du matin à plus de minuit), une visite nocturne de Prague ne me semblait pas déraisonnable, n’en déplaise à mon ami Vincent qui avait déjà investi le lit de notre chambre nuptiale ! Je compris, quelques heures plus tard, l’erreur que j’avais faite en réveillant l’horrible Vincent dans l’espoir d’aller, sagement, boire un verre… Notre ami expatrié est, quant à lui, resté tranquillement à la maison pour écouter ses albums de Queen.
Ainsi, après quelques verres, de bien belles discussions et la rencontre de Georj, nous avons entrepris le retour. Arrivé devant la porte de l’appartement, mon ami (qui a faillit ne plus l’être suite à ce qui va suivre) avait perdu les clés, il devait être 4h00 du matin et il faisait seulement -8° !
Constatant qu’il était impossible de réveiller la maisonnée, mon acolyte et moi même avons décidé de faire un tour pour tenter de trouver des endroits à squatter (au sens propre du terme), au chaud. Après avoir fait le tour des “boîtes” du quartier qui, vu l’heure, fermaient toutes et un passage dans d’autres endroits peu recommandables, nous avons réussi une incursion dans un “Herna Bar”, une sorte de bar PMU local.
La tenancière (Helen), une demoiselle qui tenait plus de l’américaine moyenne dopée au McDo que de la “beauté Praguoise”, ne voulait pas nous servir un café car nous n’avions pas l’intention de “jouer”. Rois de l’embrouille, nous avons été obligé d’user de toutes les ruses pour pouvoir rester à l’intérieur (prêt de 2h !). On est passé de la pitié (svp on va mourir de froid dehors) à l’amour fou (I want to marry you).
Sa réponse fut plus qu’éloquente : “Are you rich ? Do you have a big car ?”. (Doesn’t it sound like a cliché ?)
S’en était trop, il nous fallait retourner réveiller Jeremske (notre hôte) ! Plus facile à dire qu’à faire, le bougre ne nous a pas ouvert (pas entendu??). Au final nous avons encore passé un peu de temps dans la cage d’escalier, peut être même que l’on s’y serait endormi…
Prague, la magnifique !
4h plus tard c’est l’heure de se lever ! Tout du moins c’est ce que l’on me crie à l’oreille… De tempérament calme, j’obtempère (mais franchement ça me les brise).
J’essaie de parler, pas de son ! Aaahhhh, c’est le cri que je pousse à l’intérieur de ma tête faute de le faire avec la voix. La nuit passée à errer dans les rues de Prague m’a cassé la voix (en plus de me casser… non rien.), bref je suis aphone! Ca promet de biens belles discussions avec les copains, ça !
Nous voilà à présent dans le centre de celle qui fut par le passé capitale du Royaume de Bohême et ville natale de l’un de mes auteurs favoris. Même avec ce froid de canard, vêtu de son manteau blanc, la cité est magnifique !
Prague by night
Que dire des soirées ? Regardez les quelques photos ci-dessous et vous comprendrez que les soirées, peu importe le lieu, sont sensiblement les mêmes. Il suffit d’être entouré de bons amis… et de quelques verres de slivo (digestif Tchèque)
A noter que notre dernière soirée s’est terminée en toute beauté, malgré la “perte” d’un ami vers 3h45, bizarre où est il aller ?? (il y a un indice dans les photos). C’est donc avec Jerem, grand photographe et noctambule averti que nous avons fini la nuit (matinée ?) dans un After ! Les after sont des endroits où, si l’alcool est toujours de mise, les stupéfiants vont bon train. Danser avec l’énergie d’une claudette à 7h du matin sans être “dopé” me semble inconcevable ! C’est justement à cette heure là que nous avons décidé de rentrer (car nous sommes des sportifs propres, donc non dopés).
Après un rapide crochet au McDo du coin (spéciale dédicace à Jerem et son p’tit déj de champion) nous sommes rentrés avec la ferme intention de réveiller notre ami Vincent en lui chantant criant dans les oreilles une chanson entendu la veille “sex, sex, sex on the BEACH !”. Ce dernier n’ayant pas tout à fait cuvé c’est mis à chanter à tutête avec nous (allez comprendre)… Et nous revoilà parti pour 2 petites heures de discussions passionnantes, délirantes aux sujets qui, malheureusement pour vous, resterons tabous sur ce blog
C’est ainsi qu’à prêt de 10h30 du matin je suis allé me coucher, non sans m’être fait sauter dessus par deux alcooliques notoires, une façon bien à eux de dire bonne nuit Gillou…
Les phrases du week-end
Il ne faut pas les oublier, c’est un peu comme lorsque je vous parle d’un livre, je vous gratifie de quelques citations. Sachez donc que pour les week-end entre copains c’est pareil, en moins culturel
Oui, mais glaces au chocolat quand elles sont bonnes, franchement elles sont vraiment bonnes.
Putain, fais chier toute cette neige ! Rha ! Pour qu’elle parte, y a rien faire : il faut attendre qu’elle fonde…
Sex Sex, Sex on the beach
J’y crois pas, mais qu’est ce qu’elles foutent avec ces #@:! de Toulousains ! Bon, dans le tas y’en un c’est vraiment un beau gosse.
Tube planétaire de 1998, “Music Sounds Better With You” de Star Dust reste ancré dans la tête de tous les clubbers de la fin des années 90. Ca faisait quelque chose comme :
Oooooh baby
I feel right
The music sounds better with you
Love might
Bring us both together
I feel so good
I feel right
The music sounds better with you
A cette époque là, je dansais comme un petit fou sur la piste tournante du César Palace.
Et vous, cette chanson vous évoque-t-elle des souvenirs ?
Je suis Gillou, blogueur, pro. du web fan de sports et littérature. Ce blog résumera mes pensées, voyages, exploits sportifs, lectures et autres délires...
Bonne lecture.
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