L’ivresse

Il y a un instant, entre la quinzième et seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate. Ce moment échappe au genre humain pour un motif médiocre : les êtres sont si pressés d’atteindre le comble de l’ivresse qu’ils noient ce stade fragile où il leur est donné de mériter la noblesse.

Amélie Nothomb (Le fait du prince).

Une phrase pleine de sens à méditer.

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Gillou et la téléprospection

image Comme beaucoup, j’ai la chance d’être assez régulièrement prospecté par téléphone. On essai de me vendre des produits divers et variés avec des accents, parfois, à la limite du compréhensible.

Comme vous le savez sans doute, je travaille à mon domicile, de ce fait je suis littéralement harcelé par les call centers. Les bougres appellent du matin au soir, pendant que d’autres sont ailleurs, à leur travail, moi je réceptionne les appels. Je dois avouer ne pas toujours décrocher, c’est selon l’humeur. Toujours selon l’humeur, lorsque je prends le combiné, je m’éclate un peu :)

Ce matin encore, un homme me téléphone avec un fort accent des pays de l’Est. Il disait m’appeler de Saint Emilion (la bonne blague) pour me vendre une cuvée du même nom. Malheureusement j’ai dû lui avouer que le vin me donne une diarrhée sans précédent (je lui ai épargné les détails). Mon explication a coupé court à l’argumentaire de mon correspondant.image

Récemment, un autre appel en provenance d’un call center, un homme me demande s’il peut parler à Mademoiselle xxxx (ma conjointe). Je lui dis aussitôt que je suis au courant, qu’il ne devait plus appeler, qu’elle m’avait tout dit et qu’à présent nous souhaitions reconstruire notre couple, que c’est moi qu’elle aime…

D’autres fois je me contente de répondre et, après m’être rendu compte de l’identité de mon interlocuteur, je pose le téléphone à coté de moi et lâche des “Hein ?”, “OUi oui”, “pardon” aléatoirement sans rien entendre de ce peut se dire de l’autre coté…

Il est indéniable que je ne suis pas sympa avec ces gens qui ne font pas forcément un métier passionnant. Mais ces derniers m’empêchent de faire le mien (de métier). Ainsi, plutôt que des les envoyer chier avec véhémence comme c’est de tradition, je fais un peu la causette (ou pas) :)

J’vous garde quelques perles de coté pour un prochain billet ;)

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Plus ou moins l’infini

image Entre jonglage et acrobatie, technologie et architecture, danse et théâtre, rivalisant de précision et de perfection, ce magnifique spectacle donne un aperçu saisissant de l’infini… Un spectacle onirique aux musiques et sons envoûtant. Pendant plus d’une heure les artistes toulousains de la compagnie 111, emportés par Aurélien Bory et le New-Yorkais Phil Soltanoff, composent une variation autour de la notion de ligne. Défiant les lois de l’apesanteur, ils révèlent une esthétique de la géométrie aussi libre que poétique et n’hésitent pas à convoquer autant Tati que les jeux vidéo ou les ombres chinoises. On s’amuse, on s’étonne et on reste sans voix devant ce spectacle magique d’une grande beauté. Je vous conseiller vivement d’aller le voir !

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Crédit cie111.com & filature.

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