29 déc, 2009
Publié par : Gillou
“Il n’y a pas d’échec amoureux.” Zoïle s’apprête à se faire exploser dans un avion. Dans l’aéroport, dans l’attente, il raconte… l’amour, la femme, les raisons de son geste…
Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture du dernier roman d’Amélie Nothomb. Le livre est ultra court et l’histoire loin d’être des plus passionnantes, la romancière nous avait habitué à bien mieux que cela.
Toutefois le chapitre sur la prise de champignons hallucinogènes m’a bien fait déliré, on avait l’impression d’y être
21 déc, 2009
Publié par : Gillou
Ce recueil de six nouvelles illustre à la perfection le génie de l’observation de Stefan Zweig, son sens magistral de la psychologie dans l’analyse des comportements humains.
J’ai tout particulièrement apprécié la première nouvelle, elle caractérise très bien la peur, la peur d’être prit la main dan le sac. Il s’agît de l’histoire d’une femme adultère usant de nombreux stratagèmes et mensonges pour cacher l’horrible vérité à son mari.
Romain Rolland lui attribuait “ce démon de voir et de savoir et de vivre toutes les vies, qui a fait de lui un pèlerin passionné, et toujours en voyage”. Admirateur de Maupassant, Zweig voulait, dans ces six chefs-d’oeuvre, “résumer le destin d’un individu dans un minimum d’espace et donner dans une nouvelle la substance d’un livre”.
15 déc, 2009
Publié par : Gillou
Éduquer un enfant, c’est aussi exercer une autorité de parent. Ne pas répondre à toutes ses demandes, savoir exiger.
On peut être autoritaire sans être castrateur. Se faire obéir sans opprimer. Ce livre vous explique concrètement comment éduquer votre enfant, année après année, situation par situation. Les clés d’une éducation réussie.
Cela résume vraiment très bien le contenu du livre du Dr Didier Pleux. Si vous avez un enfant tyran chez vous ou alors un enfant frustré ce livre est pour vous, sinon passez votre chemin.
Arf, je nuance un peu mes propos, encore faut-il avoir conscience d’avoir un tel garnement à la maison, peut être alors est-il intéressant de lire ce bouquin pour découvrir les bons et mauvais gestes à faire face à nos jolies petites têtes blondes…
A vrai dire, je préfère mille fois les livres de Boris Cyrulnik et tout particulièrement “Sous le signe du lien”.
10 déc, 2009
Publié par : Gillou
Ce livre de Charles Williams est un joyau d’humour, d’autant plus que l’histoire est racontée par un petit garçon de 7 ans. Sa vision candide du monde des adultes, où la brutalité et la filouterie lui apparaissent comme un jeu, constitue un régal. Sous cette forme jubilatoire et bouffonne, le livre critique sévèrement les ligues puritaines américaines et leur obsession du sexe et de l’alcool. Il fait la part belle aux filous et autres sympathiques rebelles qui refusent l’hypocrisie et la morale bigote.
L’histoire
Billy a bien de la chance : cette année, il va en vacances avec son père chez son oncle Sagamore. En pleine Prohibition les temps ne sont pas faciles et Sagamore est l’objet d’une persécution de la part du shérif qui persiste à croire qu’il fabrique de l’alcool de contrebande et rêve de le coincer.
Là-dessus arrivent le Docteur Severance et sa nièce, Miss Harrington, “convalescente” qui ne doit voir personne et passe son temps vêtue d’un maillot de bain minuscule qui va déclencher la ruée de tous les hommes du comté lorsque l’on apprendra sa disparition dans les marais.
Pour couronner le tout, c’est l’ouverture de la chasse au lapin. Et cette année, les chasseurs en smoking et au fusil-mitrailleur sont particulièrement nombreux.
Merci Mathilde pour cette agréable découverte.
Ce roman a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 1971 avec Lino Ventura (Sagamore) et Jean Yanne (Pop)
03 déc, 2009
Publié par : Gillou
Il me semble que c’est la première fois que je m’attaque à du Marcel Proust. Je dois avouer ne pas avoir été déçu par ce livre.
Profondément épris de la belle Françoise , Honoré de Tenvres s’émeut sans cesse de cet incroyable amour.
Jusqu’au jour où on lui dit qu’elle a la réputation d’être une femme facile. Bouleversé, il découvre brutalement les tourments de la jalousie…
26 nov, 2009
Publié par : Gillou
Comme d’habitude Frédéric Beigbeder, qui a récemment reçu le prix Renaudot pour Un roman français (Grasset), nous signe un bouquin complétement fou, c’est la vision d’un homme un peu déprimé persuadé que l’amour dure trois ans !
Nulle besoin de vous préciser que l’auteur de Mémoire d’un jeune homme dérangé est l’un des mes auteurs préféré. Si vous avez lu un peu son œuvre vous comprendrez pourquoi
Voici ce que nous dit la quatrième de couverture de l’amour dure trois ans :
“Au début, tout est beau, même vous. Vous n’en revenez pas d’être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n’est qu’une succession de matins ensoleillés, même l’après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible – pourquoi réfléchir quand on est heureux ? La deuxième année, les choses commencent à changer. Vous êtes devenu tendre. Vous faites l’amour de moins en moins souvent et vous croyez que ce n’est pas grave. Vous défendez le mariage devant vos copains célibataires qui ne vous reconnaissent plus. Vous-même, êtes-vous sûr de bien vous reconnaître, quand vous récitez la leçon apprise par cœur, en vous retenant de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue ? La troisième année, vous ne vous retenez plus de regarder les demoiselles fraîches qui éclairent la rue. Vous sortez de plus en plus souvent : ça vous donne une excuse pour ne plus parler. Vient bientôt le moment où vous ne pouvez plus supporter votre épouse une seconde de plus, puisque vous êtes tombé amoureux, d’une autre. La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre.”
Quelques citations pour le plaisir
Les fêtes ont été données à l’homme pour lui permettre de cacher sa pensée.
- La première année, on dit : “Si tu me quettes, je me TUE”
- La seconde année, on dit : “Si tu me quittes, je souffrirai mais je m’en remettrai.”
- La troisième année, on dit : “Si tu me quittes, je sabre le champagne.”
Dans le même esprit :
- La première année, on achète des meubles.
- La seconde année, on déplace des meubles.
- La troisième année, on partage des meubles.
Un peu plus long, mais très intéressant :
On nous dit souvent qu’au bout d’un certain temps, la passion devient “autre chose”, de plus solide et plus beau. Que cette “autre chose”, c’est l’Amour avec un grand “A”, un sentiment certes moins excitant, mais aussi moins immature. J’aimerais être bien clair : cette ” autre chose” m’emmerde, et si c’est cela l’Amour, alors je laisse l’Amour aux paresseux, aux découragés, aux gens “mûrs” qui se sont engoncés dans leur confort sentimental. Moi, mon amour il a un petit “a” mais de grandes envolées; il ne dure pas très longtemps mais au moins, quand il est là on le sent passer. Leur “autre chose” en quoi ils voudraient transformer l’amour ressemble à une théorie inventée pour pouvoir se contenter de peu, et se rassurer en clamant qu’il n’y a rien de mieux. Ils me font penser aux jaloux qui rayent les portes des voitures de luxe parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’en offrir une.
17 nov, 2009
Publié par : Gillou

Soie est un roman plutôt court (142 pages), lyrique et poétique d’Alessandro Baricco. Il se lit donc très rapidement et c’est une petite merveille.
Voyageur en quête d’œufs de vers à soie, Hervé Joncour se voit contraint, pour sauver les industriels de son village, d’effectuer une expédition “jusqu’au bout du monde”. Or, en 1861, la fin du monde, c’est un Japon qui sort à peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise grâce. Et c’est au Japon que la vie du héros prend un tour nouveau en croisant celle d’une femme mystérieuse.
10 nov, 2009
Publié par : Gillou
Mercure est sans doute la plus belle histoire d’amour que j’ai pu lire : tordu et pervers à souhait
Sur une île au large de Cherbourg, un vieil homme et une jeune fille vivent isolés, entourés de serviteurs et de gardes du corps, à l’abri de tout reflet ; en aucun cas Hazel ne doit voir son propre visage. Engagée pour soigner la jeune fille, Françoise, une infirmière, va découvrir les étranges mystères qui unissent ces deux personnages. Elle saura pourquoi Hazel se résigne, nuit après nuit, aux caresses du vieillard. Elle comprendra au prix de quelle implacable machination ce dernier assouvit un amour fou, paroxystique… Au coeur de ce huis clos inquiétant, la romancière de l’hygiène de l’assassin et du fait du prince retrouve ses thèmes de prédilection : l’amour absolu et ses illusions, la passion indissociable de la perversité.
Quelques extraits
«L’amour n’est pas la spécialité des humains.»
«Pourquoi est-il impossible de faire du bien à quelqu’un sans lui faire de mal ? Pourquoi est-il impossible d’aimer quelqu’un sans le détruire ?»
«L’amour : c’est une maladie qui rend mauvais. Dès que l’on aime vraiment quelqu’un, on ne peut s’empêcher de lui nuire, même et surtout si l’on veut le rendre heureux.»
«Peut-il arriver mieux à une belle jeune fille que de tomber sur un monstre ?»
04 nov, 2009
Publié par : Gillou
Selon les propos de l’auteur lui-même, L’Ignorance n’est ni un roman politique, ni un texte autobiographique – même si le roman commence par la rencontre, dans un aéroport, de deux « dissidents » de l’Est réfugiés en Europe de l’Ouest, qui retournent pour quelques jours dans leur pays d’origine. L’ignorance, ici, ne fait pas allusion aux lacunes de la connaissance, mais précisément aux côtés inconnus de la nature humaine, qui ne se révèlent pas dans la fadeur du quotidien, cachés qu’ils sont derrière le « rideau de la normalité », mais qui surgissent au grand jour dans des situations historiques exceptionnelles – comme la période de la Terreur sous la Révolution française. À partir de cette notion d’ignorance comme lacune existentielle, Milan Kundera s’interroge sur la mémoire, et surtout sur l’oubli, qui à ses yeux prend le pas sur le travail de la mémoire : « De quoi je me souviens ? De très peu de choses. Et l’autre ne se souvient pas des mêmes choses. C’est donc une non-rencontre, mais qui est voilée par l’émotion. Mais, dès que la situation subit une vraie analyse, vous vous rendez compte de la présence de l’oubli.
Un p’tit extrait
Sur l’avenir, tout le monde se trompe. L’homme ne peut être sûr que du moment présent. Mais est-ce bien vrai ? Peut-il vraiment le connaître, le présent ? Est-il capable de le juger ? Bien sûr que non. Car comment celui qui ne connaît pas l’avenir pourrait-il comprendre le sens du présent ? Si nous ne savons pas vers quel avenir le présent nous mène, comment pourrions-nous dire que ce présent est bon ou mauvais, qu’il mérite notre adhésion, notre méfiance ou notre haine ?
01 oct, 2009
Publié par : Gillou
C’est en quelques sortes l’idée qu’a eu un professeur d’histoire/géo dans les années 70 aux Etats-Unis et qui est relaté dans “La Vague” un roman que j’ai lu récemment.
Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : ” La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action”. En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage. Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration?
Un livre riche d’enseignements qui suscitent de nombreuses questions. Ce livre s’adresse particulièrement à celles et ceux qui ne comprennent pas comment la barbarie nazie a pu avoir lieue, pour comprendre comment des humains ont pu basculer dans une telle horreur ! Avec un exemple concret (tiré de faits réels je vous le rappelle) l’auteur nous montre à quel point une dictature ou une autocratie est encore possible de nos jours en occident.
Pour les plus réfractaires, sachez que le livre est assez court, donc vous n’avez aucune raison de ne pas le lire
Un film relatant les mêmes faits à également été produit (je viens tout juste de le regarder). L’histoire est vraiment très proche du livre jusqu’aux dernières minutes… C’est à ce moment que tout cloche, la fin n’est pas la même et l’effet sur le spectateur s’en trouve altéré, pour ne pas dire gâché. Je ne vous en dit pas plus…
Et pour vous faire une idée du livre et du film voici la bande annonce (du film hein) :